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A total War Saga : Thrones of Britannia

A total War Saga: Thrones of Britannia
Rackham
Écrit par Rackham

Disponible sur

"The Rise of Zer", la mise à jour de Osiris : New Dawn 1

Date de sortie : 03 Mai 2018

The Creative Assembly et SEGA reviennent sur un terrain attendu depuis quelques années maintenant par les puristes de la saga Total War, à savoir le jeu historique. Au travers d’un opus nommé A Total War Saga : Thrones of Britannia, le studio propose une sorte de spin-off concentré sur un lieu et une époque. Le titre nous envoie donc en Britannia (l’Angleterre aujourd’hui) pour nous faire revivre la création du pays face aux guerres internes et invasions vikings.

La base Total War

On retrouve ce qui fait la recette des Total War

The Creative Assembly ne change pas la recette du Total War ou du moins pas dans les grandes lignes. Au travers d’une campagne à la tête du pays de votre choix, parmi dix au travers de cinq peuples, vous devez le faire prospérer en tour par tour et dans une guerre totale. Gestion économique, militaire, démographique ou encore de la noblesse de votre état ou bien de la diplomatie, vous devez être sur tous les fronts pour espérer y arriver.

Sans assise économique avec une industrie et une production de nourriture suffisante, pas d’argent ni suffisamment de vivre pour entretenir des armées. Pas d’armées, pas de protection de votre royaume et encore moins de conquête.

A cela s’ajoute la partie purement stratégique qu’est le combat en temps réel. Ce dernier à lieu lorsqu’une bataille se déclenche. Vous dirigez alors directement vos troupes sur le terrain et c’est vos talents de stratèges qui sont mis à l’épreuve. C’est là qu’interviennent les formations, le moral ou encore la fatigue de vos troupes. Pas question aussi de lancer votre cavalerie tête baissée sur des lanciers, ce serait un carnage. A vous de réfléchir à vos coups en temps réel avant votre adversaire.

Enfin, la diplomatie. Avec la gestion des nobles et des relations entre factions, vous pouvez arriver à tout un tas de choses ou bien vous en prendre plein la figure si vous n’y faites pas attention. Jeu de mariage et de succession peuvent être un bon moyen de grappiller des terres. C’est aussi avec de bons et loyaux alliés que vous arriverez à vous imposer face à des royaumes parfois plus imposants. Mais il faut aussi savoir gérer l’interne. 

La gestion des compétences est toujours présente

Gare à vous si vous ne remettez pas à sa place un gouverneur trop peu loyal et très ambitieux, il pourrait se sentir pousser des ailes et se révolter. Le pot-de-vin et la négociation peuvent être des solutions, l’assassinat peut en être une autre.

C’est sur ces mécaniques déjà bien connues et rodées que la surcouche historique vient s’ajouter : une Bretagne à feu et à sang. Chaque peuple veut sa part du gâteau et les peuples scandinaves venus de l’Est ne sont pas en reste pour débarquer sur les côtes. Ainsi, pas de roi d’Angleterre, non, loin de là, plutôt des dizaines de tribus et autres royaumes auto-proclamés se fichant sur le coin de la figure pour s’imposer. Bref, un contexte Total War comme il se doit.

Thrones of nouveautés ?

Thrones of Britannia est loin d’être un opus où les nouveautés sont légions. On ne trouve pas une réelle avancée dans les mécaniques de gameplay. En réalité cet opus est un agrégat de toutes les bonnes mécaniques de ces dernières années récupérées à la fois depuis Rome II ou bien dans la licence fantastique Warhammer.

Chaque faction a sa propre mécanique

On retrouve alors le point le plus important : chaque peuple et chaque faction à des mécaniques qui lui sont propres. Limite de population militaire, légitimité d’un peuple permettant d’imposer sa supériorité ou encore conseil permettant de jouer sur divers paramètres, il y en a pour tous les goûts. Nous proposant alors une rejouabilité assez conséquente avec diverses factions d’autant plus que chacune a ses propres objectifs de campagne ainsi que ses forces et faiblesses déterminant alors beaucoup de conditions quant à la façon de jouer.

C’est aussi au niveau du recrutement qu’il y a un peu de changements. Vous pouvez désormais recruter des troupes où bon vous semble à condition de s’installer dans une ville ou de monter un campement. Le bataillon vient alors immédiatement s’ajouter à votre armée lors de son embauche, en revanche il n’est pas au complet. Vous devez alors attendre plusieurs tours que des troupes viennent garnir vos rangs pour que ces derniers soient au complet. Quitte à être dans la guerre, parlons de la notion de ferveur de guerre. Une mécanique propre à toutes les factions. Il s’agit en vérité d’une jauge évoluant au fil de vos actions militaires. Si une guerre longe vos frontières, ça aura tendance à vous être défavorable, une guerre de conquête réussie vous donnera le soutient du peuple. Respectivement vous avez donc le droit à des malus ou des bonus pour la gestion de votre faction.

Le système de recherches évolue
A la guerre comme à la guerre...

Enfin, dernier changement notable dans les mécaniques est le système de recherche. On trouve maintenant tout un tas d’arbres linéaires plus ou moins propres à chaque faction. Mais pas question de vous lancer immédiatement dans des recherches, vous devez remplir quelques prérequis pour commencer à faire des avancées dans un arbre. Il peut par exemple s’agir du recrutement de x bataillons de bretteurs ou encore la construction d’un bâtiment spécifique. Les recherches ne se font donc pas dès le départ mais s’enchaînent assez rapidement une fois commencées.

Pour le reste, il s’agit d’un Total War plus que classique et les fans y trouverons leurs marques. C’est d’ailleurs ce qu’on pourrait reprocher à ce titre. Si l’aspect époque et zone géographique réduite n’est pas inintéressante par rapport aux autres titres de la licence on a un peu le sentiment que Thrones of Britannia est là pour faire patienter les fans de la première heure jusqu’à la fin de l’année pour Total War : Three Kingdoms.

La bataille visuelle

Thrones of Britannia est une fois de plus un Total War avec un moteur graphique vieillissant. Il n’est pas affreux pour autant, mais n’est plus dans les standards d’aujourd’hui. En revanche il a toujours ce quelque chose d’impressionnant durant ses affrontements : une immersion importante mêlée à un nombre d’hommes a l’écran plus que conséquents le tout se massacrant joyeusement sous les yeux de leur dirigeant. Sur les plus grandes batailles ont peut aisément compter six milles hommes, voire plus s’ils y a des renforts, de quoi créer un sentiment épique, le tout mêlé aux cris, aux coups, au sifflement des flèches ainsi qu’aux clairons.

Alors oui, le titre est fluide, reste épique malgré tout, mais on aimerait quand même que le studio anglais nous en montre à nouveau plus comme il a déjà su le faire lors de la mise en route de ces nouveaux moteurs de jeux il y a une dizaine d’années maintenant.

Un résultat toujours épique malgré un moteur vieillissant

En Bref

A Total War Saga : Thrones of Britannia se range aux cotés des autres titres de la licence. Le studio anglais ne prend pas réellement de risque et propose un titre accumulant le savoir faire des ces dernières années pour un titre quelque peu spin-off. Un opus qui est donc réussi, mais qui pour autant reste trop classique et à tendance à se fondre dans la masse des autres comme Attila. Les quelques nouveautés qui viennent s’ajouter restent tout de même assez en marge en terme d’expérience de jeu et donne réellement un aspect « pour patienter » à Thrones of Britannia. C’est d’ailleurs ce que risque de faire beaucoup de fans historiques de la licence afin de se mettre quelque chose sous la dent en espérant que Three Kingdoms soit une prise risque plus conséquente et sache se renouveler.

À propos de l'auteur

Rackham

Rackham

Game Designer mais joueur avant tout !
Passe pas mal de temps sur les jeux de gestion, stratégie, simulation ou encore FPS.
Fouineur invétéré du web.

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