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Assassin’s Creed: Origins

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Rackham
Écrit par Rackham

Test PS4, existe aussi sur Xbox One et PC

Ubisoft avait annoncé un délai de deux années entre Syndicate et le prochain Assassin’s Creed. Le but était à la fois de laisser respirer la communauté qui s’essoufflait de la frénésie d’un épisode par an, mais aussi de laisser les game designers et autres équipes de développement le temps d’ouvrir leurs chakras pour proposer quelque chose de nouveau. C’est donc comme convenu que deux ans plus tard, Ubisoft revient avec sa franchise phare. Un nouvel épisode nommé Assassin’s Creed : Origins, se déroulant bien avant Altaïr.

 

Bienvenue en Egypte Ancienne

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L’Égypte vous tend les bras

Assassin’s Creed : Origins se place bien en amont de l’histoire d’Altaïr. Ici nous sommes en Egypte Ancienne, le roi Ptolémée est au pouvoir et dirige le pays d’une main de fer… et d’un fouet. C’est donc au milieu d’une Egypte où paradoxalement les égyptiens sont très peu reconnus qu’évolue Bayek, le personnage que nous contrôlons. Ce dernier, originaire de la bourgade de Siwa est un Medjay, un protecteur de l’Egypte, des pharaons et du peuple.

Dès le départ, Bayek se place en personnage désillusionné ayant une soif de vengeance. Soif qu’il souhaite assouvir en éliminant bon nombre de personnes bien précises.

Au final c’est une trame narrative plutôt prenante bien qu’elle peine à démarrer. Une histoire entremêlée par du sentimental, mais aussi des sujets comme la ségrégation, des penchant vers le mysticisme et les religions polythéistes de l’époque.

 

Voir la Review InGame du jeu

 

Assassin’s Creed, ce qu’on connait

Avant de vous parler de tout ce qui a changé, je préfère m’attaquer au principe du titre et ce qui n’a pas changé. Vous contrôlez donc Bayek en vue troisième personne. Comme à l’accoutumé dans la série vous avez la possibilité de vous balader dans un monde ouvert et de grimper un peu partout. Ici les contrôles ont quelque peu changé mais dans les grandes lignes, on connait le principe. Maintenant, la suite.

 

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Les villes et l’ensemble de la carte sont immenses

 

Un monde ouvert… immense ?

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Il est possible de se déplacer avec sa monture

Si on connait le principe de monde ouvert, il faut quand même dire que celui créé par les équipes d’Ubisoft en jette. D’abord par ce qu’il est immense. Mais aussi par ce qu’il est très peuplé et surtout magnifique. Tout est rempli et bien rempli. Que ce soit dans l’immensité du désert, le long du fleuve ou en pleine cité, on s’y croirait. Déjà parce que le moteur du jeu le permet, mais aussi parce que comme à l’accoutumé, un gros travail a été réalisé pour coller à l’époque. On se sent donc immergé dans un monde à la fois très réaliste et tellement loin du nôtre.

Bien entendu ce monde ouvert n’est pas juste là pour vous balader. C’est au milieu de tout ça que Bayek va évoluer et que l’histoire se dévoilera. Le monde grouille de missions principales mais surtout de missions annexes. Des dizaines ont été créées et nous permettent de ponctuer notre aventure. Toutes ne sont pas du même intérêt, certaines paraissent même un peu « concon », quand d’autres profites d’une meilleure scénarisation.

On trouve toujours le système de synchronisation de la carte avec des points en hauteur, vous permettant d’y voir plus clair et surtout d’activer le déplacement automatique. Carte qui n’est d’ailleurs plus affichée sous forme de mini-map en permanence. A la place, une boussole indiquant la direction d’un élément fait son apparition.

En plus de cela, il vous est possible d’aller visiter des marchands et aussi d’aller découvrir votre univers. Trouver des camps, des trésors, fouiller un tombeau ou une pyramide. L’univers d’Ubisoft regorge de choses à découvrir çà et là. Même des joueurs peu concernés par ce genre d’élément habituellement risquent de se prêter au jeu.

 

Un système de combat complétement revu

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Le combat a été entièrement revisité

Élément très déboussolant au départ, le système de combat d’Assassin’s Creed : Origins est une refonte totale. Terminé les combats avec un opposant à la fois où il suffisait de parer au bon moment pour déclencher un « finish move ».

C’est un tout autre système de combat qui est là. Un système qui en apparence peut paraître très bourrin, où on se dit de prime abord, « mouais, il suffit de tapeeeeeer » et bien stop. Cette pensée nous traverse peut-être l’esprit au tout début mais en réalité il n’en est rien. En vérité, le système de combat est bien plus fin qu’il n’y parait. Enchaîné les coups ne fonctionnera que sur certains ennemis, et ce, à condition qu’il soit seul. Il faut donc très vite apprendre à se protéger au bon moment, repousser les assauts et savoir quand porter ses coups quand 2, voire 3 ennemis vous en veulent, sinon c’est la mort assurée.

En plus de savoir esquiver et vous battre avec toute sorte d’armes, votre capacité à infliger des dégâts va faire augmenter votre barre d’adrénaline. Une fois remplie, vous pouvez déclencher un état secondaire selon les armes en main. Soit, vous pourrez enclencher un « finish move » soit un état de déchaînement dans lequel Bayek inflige plus de dégâts et plus vite.

 

Le plein de matos

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Il est possible de gérer son équipement

Pour pratiquer l’art du combat Bayek a toute une panoplie d’armes à disposition. Il peut être équipé simultanément de deux armes à distance, deux armes au corps à corps (càc), d’un bouclier et d’outils tels que des bombes ou des fléchettes soporifiques.

Bien entendu vous n’utilisez pas tout en même temps, vous switcher en fonction des situations car les armes sont très différentes. Du côté des armes à distance on trouve des arcs de précisions, des arcs de chasse, des arcs légers à la vitesse de feu élevée ou encore des arcs typés « fusil à pompe » tirant cinq flèches à la fois. Bien entendu chacun à son pour et contre. Coté càc c’est pareil, tout un tas de possibilités, des doubles lames, des épées, des lames courbées, des lances, des armes lourdes style massue, etc. A vous de faire votre choix, toutes ne se portent pas simultanément avec un bouclier et ne conviennent peut-être pas à toutes les situations.

Au-delà de ça, toutes les armes possèdent un niveau, influant sur leur capacité à infliger des dégâts. Certaines, plus rares, ont même des « atouts » annexes, comme une plus forte capacité à parer, à empoisonner et j’en passe des mille et des cents. Encore une fois, ceci rentre dans votre prise de décision en fonction de votre façon de jouer. Il est même possible d’améliorer vos armes, pour qu’une arme de niveau inférieur à celui de Bayek, s’adapte à son niveau, la rendant alors plus puissante. Le tout moyennant finance chez un forgeron.

 

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L’arbre des compétences fait son apparition

 

Un coté RPG renforcé

Ubisoft s’est attaché à renforcer le côté RPG de sa licence. Outre le système d’arme, il y a toujours le système de craft permettant d’améliorer son équipement. Très proche d’un Far Cry, vous devez chasser ou attaquer des convois pour trouver des ressources. Ces crafts vous permettront d’augmenter par exemple vos dégâts, votre vie ou encore la taille de votre carquois.

Toujours côté équipement, Bayek a accès à tout un tas de tenues qu’il peut se procurer chez des marchands un peu partout. Tous ne vendent pas les mêmes. Vous pourrez donc vous en donner à cœur joie pour choisir votre style, bien que cela n’influe en rien le gameplay. Idem pour les montures, il est possible d’en acheter, vous avez même le choix entre chameaux et chevaux.

C’est surtout le système de compétences à débloquer qui vient faire son apparition. Au programme tout un arbre se scindant en trois principales parties. Le combat à distance, le combat au càc et l’infiltration. L’arbre n’est pas hyper grand mais comme les compétences demandent de 1 à plusieurs points (de compétence) pour être débloquées, ce qui parait aller vite au départ, prend finalement plus de temps. Effectivement vous gagnez un point à chaque passage de niveau. Ces passages se font avec l’XP gagnée en fonction des quêtes et des divers événements de votre aventure.

 

Gros travail visuel

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L’exploration de la carte recèle bien des mystères

Y’a pas à dire, Assassin’s Creed : Origins en jette. L’effet « Wahou » du moteur de jeu est là. Techniquement le titre est superbe, s’engouffrant aussi bien dans le détail que dans des scènes plus larges et tout aussi jolies. D’ailleurs, Ubisoft l’a bien compris et a ajouté la possibilité de prendre des photos, ce qui met le jeu en pause et vous permet d’immortaliser un instant. Les joueurs ont même la possibilité de « liker » les clicher des autres.

Tout n’est en revanche pas parfait, s’il n’y a rien à redire sur les graphismes, on trouvera en revanche les animations de notre personnage un peu pauvres, très répétitives, voire peu travaillées par moment. Dommage, il aurait été plaisant que le studio aille un peu plus loin à ce niveau.

Dernier point : l’audio. Si les ambiances des lieux sont bien là et s’intègrent parfaitement, les doublages eux sont moins convaincants. Déjà parce que, que ce soit en Anglais ou en Français, ils ne sont pas exceptionnels, mais aussi parce qu’il y a un aspect récurant aux jeux Ubisoft en général. Les voix semblent poser par-dessus le reste et ne donnent pas l’impression d’être intégrées à l’environnement sonore. Dommage.

 

En bref

Au final, Assassin’s Creed : Origins s’en sort haut la main et apporte un réel renouveau à la licence. Si certains éléments vont surement dérouter les joueurs des anciens opus, il reste quand même dans l’essence même de la série. Un titre qui vaut le détour rien que pour son visuel et une histoire plutôt prenante, bien qu’assez classique. On regrettera en revanche que cette dernière peine tant à démarrer. En tout cas, il est certain que Assassin’s Creed : Origins se place dans le haut du classement de la série. Reste à voir ce que va nous proposer (et quand) Ubisoft par la suite.

À propos de l'auteur

Rackham

Rackham

Game Designer mais joueur avant tout !
Passe pas mal de temps sur les jeux de gestion, stratégie, simulation ou encore FPS.
Fouineur invétéré du web.

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