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God of War

God of War
RoLestrange
Écrit par RoLestrange

Disponible sur

"The Rise of Zer", la mise à jour de Osiris : New Dawn 2

Date de sortie : 20 Avril 2018

Huit ans après sa dernière sortie, Santa Monica ressort de ses cartons un de leur plus gros succès, God of War. Exit la Grèce antique et tout son panthéon, Kratos l’ayant décimé et bienvenue dans les nouvelles contrées de Scandinavie.

A travers le Bifrost

Kratos et Atreus, au sommet des montagnes
Kratos vit avec son fils Atreus

On se pose là, dans la fraîcheur de Midgard, plusieurs centaines d’années après avoir complètement décimé l’Olympe. Kratos est désormais rangé, vivant avec son fils Atreus dans une petite cabane d’une des forêts de Midgard.

Vous incarnez de nouveau le fantôme de Sparte, plus sage, plus posé, dans une épreuve de la vie comme Kratos en a déjà tant connues. Comme la tradition le veut, vous vous apprêtez aux funérailles de votre épouse, Faye, accompagné d’Atreus, votre fils. Déposant solennellement le couteau de Faye sur son corps, vous lancez le brasier et laissez faire le travail du feu afin d’honorer son dernier souhait : jeter ses cendres depuis le plus haut pic des neuf royaumes. Prenant la forme d’une quête initiatique pour le jeune Atreus, Kratos le met à l’épreuve durant une partie de chasse. Au retour de cette dernière, un étranger se présente à la porte de Kratos, hurlant connaître sa vraie nature. Après un combat épique mais difficile, Kratos décide de prendre la route, en compagnie de son fils, vers le plus haut sommet de Midgard.

Sur votre chemin, vous ferez la rencontre des nains forgerons Brok et Sindri qui vous aideront à améliorer vos armures et votre arme, une hache viking qui revient à vous lorsque vous la jeter. Vous rencontrerez aussi une sorcière qui sait ce que vous êtes, Atreus et vous.

Une histoire qui raconte une Histoire

God of War version 2018 n’est pas un reboot de la série, mais n’en est pas la suite directe non plus. On se retrouve plusieurs centaines d’années plus tard, dans un autre lieu afin de narrer un autre aspect de notre dieu préféré. Car oui, ce God of War est beaucoup plus axé sur l’histoire personnelle de Kratos, son côté humain, loin de la brute épaisse des trois premiers épisodes. Ce dernier a fondé une famille, loin de l’Olympe et de son passé tumultueux. Comme fatigué par toutes ses jeunes années à bourlinguer et à fracasser du dieu grec, Kratos subit une nouvelle fois la perte d’un être cher. Cette histoire de dernière volonté de Faye, sa femme, n’est donc que prétexte à faire évoluer le personnage du dieu de la guerre, mais aussi et surtout de sa relation avec Atreus, son fils. Tantôt mignon et gentillet, tantôt exécrable et tête-à-claque, il s’agira bien d’une relation entre un père trop stricte, connaissant tout ce dont la vie d’un dieu est faite, et de son fils innocent, ne sachant pas même ce qu’il est vraiment.

Sans trop dévier et trop raconter de choses à la fois, le scénario de God of War se déroule sans même qu’on y prête attention, se voulant réellement fluide dans la narration ainsi que dans les dialogues, toujours présents entre Atreus et Kratos.

Les traces de pas sont laissées par Kratos et Atreus dans la neige
L'aventure se déroule à deux

Toute la quête se passe à travers leurs yeux, leurs gestes et leurs paroles. Surtout leurs paroles… Chacune de vos actions déclenche chez Atreus une interrogation, ce qui peut enchainer vers une question sur la mère du petit. Et dans le monde semi-ouvert de God of War, sachez que cette feature créée un réel dynamisme, ne laissant jamais de blanc entre les deux personnages. Même les dialogues des autres personnages peuvent s’imbriquer dans ces échanges, augmentant le réalisme des relations entre les personnages, et ça… ça fait du bien.

Maintenant, en dehors de ces échanges, c’est plus la lourdeur des personnages qui, à la longue, peuvent taper sur les nerfs. Entre un Kratos évoluant lentement dans sa relation avec son fils, en tant que père autoritaire voulant former (formatter ?) son fils à la vie qui l’attend, et Atreus, gamin beaucoup trop jeune, lunatique et capricieux, qui passe bien trop vite d’une étape à l’autre de l’évolution de son caractère. A cela, on peut ajouter les quelques personnages tertiaires, qui ne font que préparer à God of War 2 et font sauter une étape de plus dans la mentalité d’Atreus.

En dehors de ça, God of War est un monde semi-ouvert, vous laissant vaquer à vos occupations et quêtes annexes si vous ne désirez pas rusher l’histoire principale, qui se boucle en une bonne trentaine d’heure au premier jet. Certes, les quêtes annexes ne sont pas très variées, mais ont le mérite d’exister ; il vous faut alors libérer des âmes, résoudre des énigmes ou tout simplement fracasser du monstre en tout genre. Et malheureusement, le « point négatif » de ce God of War est bien son bestiaire. A travers les neuf royaumes, on a l’impression de croiser toujours les mêmes monstres, ayant chacun plusieurs reskins. Certes, ce n’est pas catastrophique ayant un panel d’une quinzaine d’ennemis, mais aux vues de la profondeur générale dont fait preuve le titre, on aurait aimé plus que 3 skins différents pour ces bestioles, surtout que les mythes nordiques sont un puits sans fond de monstres potentiels à affronter.

Mais putain que c’est beau

Oui, on peut pardonner cet effet de redondance dans les ennemis, car dans les habituels, on voit beaucoup de Draugr, Elfes, Trolls et Sorcières… Mais le soin apporté est du plus bel effet, surtout dans la diversité des paysages présents dans le jeu. God of War est beau. Les effets de lumière sont superbes, les angles de caméra lors des cutscene sont millimétrés, les effets de particules… Tout est fait pour être admiré. Les royaumes ont chacun leurs environnements et donc leurs panorama. En plus de ça, Midgard regorge de point à explorer bien différents les uns des autres. Ne serait-ce que le repère de la sorcière, la forêt avoisinante, sa tortue géante et ses souterrains. Bref, impossible de retranscrire la beauté du jeu sans visuel.

A savoir que le test a été réalisé sur PS4 Pro, en mode graphisme, puis fluidité avec un écran 4K HDR. Le mode graphisme est tout bonnement superbe, en revanche il amoindrit grandement la fluidité du jeu, ne permettant « que » du 30 images par secondes. Et non, ce n’est pas viable pour jouer à du God of War, ça reste un jeu où ça tabasse sec et rapide… et lourd… Le mode fluidité quant à lui, augmente le nombre d’images par seconde, mais la beauté des graphismes n’en est quasiment pas impacté, ça reste bien au dessus des standards actuels pour un jeu de cette envergure.

Oui, c’est bien du God of War

Kratos, couvert du sang des ennemis
Les environnements sont superbes

Le problème avec toutes les vidéos, les tests et les previews c’est que bien des personnes ont crié au rework complet du gameplay. Alors que non, pas du tout. On va se calmer, on est sur du God of War. Ce n’est pas parce qu’on utilise une hache, qu’il s’agisse d’un plan séquence de 50 heures en TPS à l’épaule et qu’on ait vu que les passages voulus par Sony qu’on se retrouve avec un The Last of Us.

Santa Monica a peaufiné son jeu. Ils ont pris ce qu’ils avaient de mieux avec les premiers God of War et ont apporté ce qu’il se faisait de mieux, pas toujours de la meilleure des façons, mais le bousin se pose là encore. Les combats légèrement moins dynamiques certes, mais seulement dans la première moitié du jeu. Ensuite, l’évolution du personnage et surtout le système de loot/craft/XP tiré des action-RPG, fait que Kratos est toujours aussi badass et destructeur. Ajoutez à cela le rejeton Atreus, son arc et ses actions en combat, et Kratos peut ne plus exclusivement courir tête baissée comme un bœuf. Le système de combat est plus réfléchi, plus punitif aussi par moment, mais toujours aussi bourrin.

De plus, en combat, même si la camera est dans l’action, les indications sont toujours présentes que ce soit à l’écran ou dans le casque. Les flèches de couleurs vous indiquent les dangers imminents, alors même qu’Atreus vous parle sur la position des ennemis dans votre dos.

Aussi, il vous faut souvent switcher entre armes et poings-pieds afin de réagir aux spécificités de chaque ennemi, tantôt insensibles aux armes, tantôt seulement contrables à coups de bouclier.

Dans votre quête, il n’y a pas que dans le combat que le gameplay a évolué. En effet, tout l’aspect RPG avec les évolutions de votre stuff ou celui d’Atreus permettent de découvrir de nouvelles zones, grâces aux flèches spéciales de votre fils. L’arbre de compétences et l’évolution des équipement est d’une grande aide afin de pouvoir améliorer des compétences particulières au gré de l’épopée. Il existe aussi des phases de grimpette, bien que très rudimentaires et complètement guidées. Il s’agit plus d’éléments d’énigmes ou simplement de balades que de réels challenges.

Donc ce n’est pas du God of War pur comme à la grande époque de la PS2, mais aujourd’hui, les joueurs ont besoin de plus qu’un simple Beat’Em Up, et le tout nouveau gameplay de God of War allie parfaitement le côté bourrin avec les nouveaux systèmes d’évolutions et son gameplay plus posé.

Une bande son qui… Euh…

Qui ne dénote jamais avec le jeu. Tout simplement. Les effets audio sont superbes, les bruits des coups, des ennemis, les bourdonnements, le doublage… God of War joue dans la cour des grands. Mais au sujet des musiques… Santa Monica sort probablement du grand art, presque minimaliste. En fait, il s’agit d’une bande son tellement propre et en adéquation avec le jeu et les phases de gameplay, qu’elle ne prend jamais le dessus pour nous sortir de la partie. Bien aidé par le dosage du volume, on entend très peu les quelques notes qui sont maniées tout au long de l’aventure.

L’instant le plus fort accompagné de musique est une séquence où Kratos se retrouve seul avec ses pensées, retournant chez lui. L’intensité de la scène portée réellement par la musique amène justement cette partie du récit comme un des points les plus mémorables, alors même que la musique ne prend pas le pas sur l’entièreté du moment.

Les moments de calme prètent à dérouler l'histoire
GOW nous fait passer un peu partout
Fantome Very Happy

En Bref

God of War est probablement le jeu qu’il fallait à la franchise pour passer du palier d’exclusivité excellente à incontournable culte. Pas exempt de défauts, le titre reste néanmoins un des cadors du genre. Qu’il s’agisse de l’histoire, du twist final, du gameplay grandement enrichi et de la beauté du jeu, Santa Monica et Sony Interactive Entertainment signe là probablement le plus gros Action-RPG de la Playstation 4, voire peut-être toute plateformes confondues à l’heure actuelle. Sans être trop loin de son héritage Beat’Em Up, le fait d’offrir aux joueurs une épopée de 40 heures pour finir le jeu, God of War peut se targuer de bouleverser les codes de la série pour réellement la renouveler.

À propos de l'auteur

RoLestrange

RoLestrange

Geek, fan de Chuck Norris et JCVD, j'aime les Action Movies des années 90 et les ChocoBN. Je joue à tout, encore plus si c'est rétro et je bosse dans le web, mon bureau est un dessin animé. Mon chat s'appelle Gotham.

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