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Horizon Zero Dawn

Rackham
Écrit par Rackham

Test PS4

Il était attendu fermement depuis l’annonce par Guerilla Games et Sony Entertainment et c’est le 26 février 2017 qu’il a pointé le bout de sa flèche. Horizon Zero Dawn, exclusivité PS4, nous embarque dans un monde à la fois futuriste et archaïque. Qu’en est-il de l’histoire de cette rousse chasseuse de machines ?

 

Opérons un retour vers le futur

Les villes sont pleines de vie

Horizon Zero Dawn, c’est un jeu d’action aventure avec une couche de RPG qui nous donne le contrôle à la troisième personne de Aloy, une jeune fille rousse pleine de ressources.

L’aventure commence dès le départ avec un mystère : qui somme nous ? Le début du titre, pendant que Aloy est encore une enfant, fait office de tutoriel et d’introduction à de plus en plus de mystères.

On comprend assez vite que l’histoire se déroule sur terre, qu’une catastrophe a eu lieu, expliquant alors la régression des hommes revenus à un mix entre l’âge de pierre, le moyen-âge et les indiens d’Amériques. Ceci expliquant aussi des ruines ici et là d’immeubles, de carcasses de véhicules mais aussi de machines encore en activités.

Pour la faire courte, l’être Humain était plus avancé technologiquement qu’à l’heure où j’écris ces lignes mais il y a eu un retour en arrière qui semble brutal.

Cette trame narrative n’est pas la seule, elle s’entremêle avec l’histoire d’Aloy et ce fameux « qui sommes-nous ? ». Un point plutôt bien maîtrisé de la part de Guerilla Games qui arrive à nous tenir en haleine tout le long du titre et ce n’est pas le seul point réussi du jeu.

 

Aloy découvre le monde

Le focus permet de détecter des éléments indétectables tels que des pistes

Horizon Zero Dawn étant un jeu d’action RPG, quelques mécaniques principales se détachent du reste. Tout d’abord celles des combats qui nous offrent majoritairement plusieurs approches, l’infiltration ou l’action. La première consiste à nous cacher dans les hautes herbes à l’abri des regards des machines et autres bandits. Si vous êtes assez proche d’une cible il est possible de faire des attaques mortelles discrètes. Vous pouvez aussi vous servir de vos armes de tir soit avec des éliminations discrètes à distance, ou pas, mais qui alertera les ennemis sans pour autant qu’il vous trouve. Il est même possible de pirater les machines pour qu’elles se battent à vos côtés ou bien vous servent de monture. Mais par défaut vous ne pouvez pas les pirater toutes, il faut trouver des zones spéciales nommées « creusets » et les parcourir afin de débloquer de nouvelles compétences de piratage.

Vous avez aussi l’approche bien moins discrète consistant en un combat pur et simple où il vous faut faire preuve de dextérité pour éviter les coups et les flèches, tout en éliminant vos ennemis.

Si en apparence cela parait très classique, ce qui fait le génie de l’action de Horizon Zero Dawn c’est le mélange des armes à disposition et le système des faiblesses et de localisation des dégâts sur les ennemis.

 

Les zones en jaune symbolisent des points faibles

 

Combattante hors pair

Ça sent mauvais…

Aloy possède tout un panel d’armes diverses. On y trouve sa lance (son arme de base), l’arc, la fronde qui lance des grenades, le lance câble, le lance corde ou encore le crotale, une sorte de fusil à pompe. Le tout existe sous diverses variantes permettant de jouer sur la précision, la vitesse de tir, mais surtout les munitions. Là aussi on en trouve un paquet, classique, feu, glace, électrique, perce armure et j’en passe. Pourquoi tant ? Car Guerilla Games a designer tout un système de forces et de faiblesse sur les ennemis. Un peu à la sauce Pokémon dans le principe. Chaque machine a des faiblesses et potentiellement des résistances. Pour les découvrir il faut les scanner avec votre focus, l’objet récupéré au début du jeu. Mais cela va même encore plus loin que ça.

Sur les ennemis, des zones en jaune indiquent un composant spécial, ceux-ci sont plus faibles que les autres et infligent un plus grand nombre de dégâts à leur destruction. Mais là où le système de localisation des dégâts est habillement pensé par les développeurs, c’est que cette zone peut avoir ses propres faiblesses et résistances avec lesquelles il faut savoir conjuguer. C’est là que bien gérer son équipement devient primordiale.

Ce système et les armes associées créent donc des combats extrêmement dynamiques, que ce soit sur les grandes machines que sur des plus petites. Viser le point faible devient primordiale, mais pour ce faire il faudra user de ruse, réussir à bloquer votre proie ou au moins la ralentir. Les combats contre les grandes machines empruntent beaucoup au forclore des hommes préhistoriques chassant le mammouth. Le gameplay en est que plus réussi sur ces phases et c’est ce qui est plaisant.

 

Les marchands vous permettent d’acheter des armures

 

Récolte, création et échange, le quotidien de la vie sauvage

3 arbres de compétences pour 3 orientations

Le quotidien pour Aloy, en plus d’un tas de missions secondaires et de quêtes principales qui font nous en apprendre plus sur le monde et son histoire, c’est aussi une vie « sauvage ».

Ainsi, Aloy a la possibilité de ramasser tout un tas de plantes et d’objets sur les machines chassées. Les plantes serviront notamment dans des crafts de munitions telles que les flèches de feu, etc. Mais aussi pour remplir votre sacoche de soin. Celle-ci est représentée par une barre verte et il est possible d’en remplir plusieurs. Il s’agit presque d’une seconde barre de vie. En réalité quand vous êtes blessé, vous pouvez régénérer votre vie via ce biais jusqu’à ce que vous soyez en pleine santé ou que vous n’avez plus de soin.

Comme je l’évoquais, Aloy peut aussi réaliser du craft. Pour cela, il lui faut simplement les composants nécessaires à la fabrication d’un objet. Vous pouvez ainsi améliorer vos sacoches de soin, de munitions ou encore de ressources. Si pour faire ceci il fait passer par les menus, Guerilla Games a eu la bonne idée que les munitions de vos armes actives peuvent se fabriquer directement depuis la roue des armes et le faire en combat. Irréaliste oui, mais cela participe à la dynamique des combats.

Aussi, les éclats de métal font office de monnaie, en plus de servir dans certaines fabrications. De plus, les composants spéciaux récupérés sur les machines vont eux aussi servir à faire du troc. Vous pouvez donc aller voir des marchands et leur acheter tout un tas de choses mais surtout des armes et des armures, qui sont des éléments que vous ne pouvez pas réaliser vous-même. Il faudra donc débourser des éclats et des composants divers pour les obtenir. Bien entendu, plus vous prenez des éléments de haute qualité plus cela est cher.

En plus, il faudra savoir faire des choix, chaque armure et arme sont différentes. Certaines protections sont efficaces contre des éléments donnés, d’autres vous rendent moins détectable, etc. A vous de choisir votre approche ou bien, d’en avoir plusieurs et de changer en fonction des situations.

Encore un point habile de la part de Guerrila Games, même si la chasse des machines et la récolte des ressources est inévitable, le level design fait que vous ne serez jamais en train de « farmer » exprès pour en avoir. Quelques soit l’endroit où vous vous trouvez, vous croisez machines et plantes, de fait, vous les chassez et récoltez naturellement le long de vos voyages. Guerilla Games nous épargne donc le droit à de longues sessions dédiées expressément à la récolte.

 

Apprendre et évoluer

Horizon Zero Dawn a aussi un coté RPG. Hormis les choix de discussions que l’on vous propose de temps à autre, le titre possède un système de compétences. En vous battant et en réalisant des quêtes, vous gagnez de l’expérience vous permettant de monter en niveau. Chaque niveau vous apporte un point de compétence que vous pouvez garder en réserve. Ces points servent à remplir 3 arbres de compétences nommés : Rôdeuse, Brave et Survivante, respectivement basés sur la discrétion, le combat et la récolte et le craft. Le système est très classique, d’ailleurs la partie RPG du titre reste assez simple et c’est pas pour celle-ci qu’on retiendra Horizon Zero Dawn même si cela fonctionne parfaitement.

 

Les biomes sont vastes

 

Monde vaste et ouvert

Horizon Zero Dawn nous propose un monde ouvert vaste et magnifique. Outre les découvertes de zones, les camps à libéré, les creusets à explorer, le monde est peuplé de manière très naturelle. On y croise des habitants bien entendu mais surtout des machines rendant alors l’expérience extrêmement sauvage. De plus, la carte vous offre différents biomes allant des montagnes enneigées au désert en passant par les forêts pour arriver dans des ruines d’anciennes villes. Dépaysement garanti à chaque endroit.

Concernant l’audio, là aussi gros travail. Des doublages très réussis, des musiques magnifiques mais aussi un sound design au top. Les sons des machines ne sont pas uniquement là pour les rendre plus vivante, mais ont une réelle fonction dans le gamplay. Les feedbacks sonores vous permettent effectivement de savoir d’un coup d’oreille qu’une machine donnée va vous sauter dessus sans même la voir. Rendant les combats là aussi encore plus fluides, surtout quand les machines sont en nombre.

 

En bref'

Il faut bien le dire, pour Guerilla Games le choque de style est notable. Passer de la licence Killzone à Horizon Zero Dawn est un gouffre. Pourtant, HZD n’en est pas moins réussi, une grande réussite même. L’histoire d’Aloy et de se monde dévasté porte le titre sans aucun accro, le tout accompagné par un monde et un level design qui nous immerge d’autant plus dans le scénario. Le gameplay est un bijou en terme d’équilibrage, de fluidité et de style. Les combats et l’infiltration fonctionnent aux petits oignons. Horizon Zero Dawn est un titre à se procurer si vous êtes amateur d’action et de RPG.

À propos de l'auteur

Rackham

Rackham

Game Designer mais joueur avant tout !
Passe pas mal de temps sur les jeux de gestion, stratégie, simulation ou encore FPS.
Fouineur invétéré du web.

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