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Madden NFL 18

Izokay
Écrit par Izokay

Test PS4, existe aussi sur Xbox ONE

Article également publié sur Jeuxvideo.com, rédigé par Izokay.

La 98e saison de la NFL débute jeudi, mais le Kickoff a déjà été lancé sur consoles. Electronic Arts a comme chaque année sorti sa célèbre simulation de football américain en comptant bien poursuivre sa série de passes complétées. Car même si la concurrence n’est pas vraiment là, Madden NFL 18 et sa tête d’affiche Tom Brady se doivent de poursuivre la progression technique des opus précèdents, sous peine de se faire intercepter. L’occasion de voir si cette nouvelle édition se montre à la hauteur du quaterback des Patriots.

Au délà des transferts faramineux de Neymar et Mbappé, à côté du trade de Kyrie Irving à Boston, il y a un sport qui ne jouit pas de la même popularité que le foot et la NBA en France. Sur les petits écrans français, le football américain est écrasé par ses deux compères, surtout quand l’on parle de jeux vidéo. Pourtant, il reste extrêmement célèbre outre-atlantique, fier de sa réputation de sport favori des Américains. Et même s’il est en retrait au niveau des ventes en France par rapport à FIFA et NBA 2K, les fans de NFL peuvent se réjouir : Madden déçoit rarement, et propose chaque saison un jeu fourni et technique. Rebelote cette année ?

L’aspect visuel est toujours très réussi

 

Une édition à la hauteur du show

Touchdown !

Quand il s’agit de mettre l’ambiance, EA Tiburon sait y faire. Le résultat est vraiment criant de réalisme sur la forme, et on confondrait presque les matchs de Madden NFL 18 à certaines diffusions télévisées. Score, yards à parcourir ou statistiques inscrustées au jeu, tout est au service de l’immersion, à commencer par le Frosbite Engine. Utilisé par les nouvelles moutures FIFA, le moteur était un grand absent de Madden NFL 17 mais entre enfin sur le terrain, pour le bonheur des yeux. Les stades, jeux de lumières, joueurs, sont fidèlement modélisés et hissent graphiquement Madden au sommet des simulations sportives.

L’exigence est la même au niveau du gameplay, mais là-dessus le studio californien n’a pas réélement pris de risque. En effet, même si quelques features ont été ajoutées comme les passes manuelles, les mécanismes de jeu n’ont pas franchement évolué, et c’est tant mieux. Les déplacements et passes sont aussi précis que l’année passée, et le gameplay est entièrement personnalisable. En terme de jeu d’abord, que l’on recherche la spectacularité ou la simulation, et en terme de niveau ensuite, que l’on soit adepte de la franchise ou non. Madden s’adapte au joueur, et pas l’inverse. D’ailleurs, pour les néophytes, un didacticiel bien agencé est disponible pour connaître les règles et commandes. Un bon point pour attirer de nouvelles têtes… anglo-saxonnes du moins. Car le jeu souffre encore et toujours d’une version anglaise intégrale, un peu en décalage sur la scène française s’il veut s’ouvrir à un plus grand nombre.

 

L’aventure avec un grand QB

L’autre grande nouveauté de cet opus, c’est le story-mode adopté par Madden. Nommé Longshot, il vous place dans la peau du jeune Quaterback Devin Wade, prêt à montrer ses talents au Regional Combine pour espèrer devenir professionnel. Accompagné par son meilleur ami Colt Cruise, Wide Receiver, Wade découvrira une autre façon de taper dans l’oeil des franchises : le show télévisé Longshot.

Mahershala Ali est le guest du Longshot

Une histoire à la Telltale bien plus maligne qu’elle n’y parait, car les différents choix en terme de dialogues ou les réussites dans les séquences de QTE sont très importants pour le héros, mais également pour l’avenir de son acolyte. Ainsi, chaque décision et performance sont rentrées dans un Scouting Report qui définit votre QI football et vous note sur 10. En outre, on ne peut qu’admirer le contrepied de l’aventure, bien loin des histoires convenues du jeune loup qui perce uniquement par les détections classiques. Mais là où le périple de Devin Wade diffère aussi des aventures comme celle d’Alex Hunter sur FIFA, c’est dans la construction de son rythme. Car si vous attendiez de faire une dizaine de matchs complets avec votre protégé, passez votre chemin. La part narrative de Longshot prend le pas sur les phases de gameplay, faisant trancher le mode avec le reste du contenu. Cependant, cet ajout s’avère payant et parvient à ajouter un peu de profondeur et d’humanité aux golgoths du soft. Il faut dire que le moteur Frosbite va dans ce sens, tout comme l’écriture de la majeure partie des personnages souvent attachants. Mention spéciale à la présence de Mahershala Ali, l’acteur oscarisé qui tient le rôle du père de Wade.

 

MUT monte le son

A côté du Longshot, on retrouve les valeurs sûres de Madden, à commencer par le mode Franchise. Semblable à tout mode carrière, on y incarne le propriétaire, le head coach ou simplement un joueur pour enchaîner les saisons et succès. Une durée de vie colossale, mais pas vraiment d’évolution par rapport au dernier opus. Toujours aussi solide, il est toujours possible de se mesurer à un ami en ligne en cloud gaming. Mais le maître mode est l’incontournable Ultimate Team, qui s’est vu approfondi pour cette année. Outre les nombreux défis contre l’IA, on peut dorénavant faire des saisons en ligne, profiter du mode draft ou se qualifier pour le MUT champions. Même les stars de l’aventure Devin Wade, Colt Cruise et autres protagonistes s’ajoutent aux cartes à acquérir. En bref, il faut un nombre d’heures incalculable pour profiter à 100% de l’expérience Madden.

Le mode MUT s’avère très solide

A trois c’est mieux

Et ce MUT ajoute un cran supplémentaire avec sa quête de polyvalence. Délaissé depuis 2013 et Madden NFL 25, le co-op online revient, avec le « MUT Squads ». L’un des défauts du mode franchise en ligne étant de ne pas pouvoir jouer dans la même équipe avec un pote, MUT corrige le tir avec cette possibilité en 3 contre 3 : l’un contrôle le head coach tandis que les autres sont capitaine offensifs et défensifs. Mais ne vous méprenez pas, chacun n’est pas seulement cantonné à ce rôle principal, et tout le monde joue un joueur sur le terrain à chaque phase offensive et défensive. De grands moments à vivre à plusieurs, que ce soit en receptionnant une passe de son compère ou lors d’un sack effectué à trois sur le quart-arrière adverse. On regrettera cependant que cette possibilité de co-op soit uniquement en Ultimate Team.

Vous l’aurez compris, le contenu proposé par ce nouveau cru est fourni comme l’effectif d’une franchise NFL. Viennent s’ajouter à cela les mises à jour régulières propres à la série. Pour les rosters évidemment, mais aussi pour les fameux commentaires de Brandon Gaudin et Charles Davis qui s’adaptent au déroulé de la saison IRL. Un enième pas vers l’immersion totale.

 

En bref

La franchise Madden est à l’image d’une équipe solide de NFL. Chaque année, elle enchaîne les passes et courses réussies pour progresser sur le terrain. Et plus qu’une simple progression, elle réussit chaque saison le touchdown. Madden NFL 18 ne déroge pas à la règle et consolide ses bases tout en apportant des nouveautés à son roster. L’immersion se voit alors favorisée par le nouveau moteur Frosbite, avec des visages bien plus convaicants qu’à l’accoutumée. Du pain béni pour le mode Aventure Longshot, qui s’avère être une réussite narrative, mais surtout pour le contenu gargantuesque de cette nouvelle itération. Ajoutez à celà une technique impeccable pour obtenir une simulation aussi grandiose que le show de la mi-temps du Super Bowl.

À propos de l'auteur

Izokay

Izokay

Aussi gentil que Keyser Söze, chanceux que Jackson Curtis et robuste qu'Abou Diaby.
Aime principalement les jeux de plates-formes, d'action, aventure et RTS.
Rédacteur.

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