State of Decay 2, la décadence d’une licence… – Ingame.fr
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State of Decay 2

State of Decay 2 bientôt sur Xbox One !
Rackham
Écrit par Rackham

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"The Rise of Zer", la mise à jour de Osiris : New Dawn 1
"The Rise of Zer", la mise à jour de Osiris : New Dawn

Date de sortie : 22 mai 2018

Cinq ans après un premier épisode qui avait laissé un bon sentiment aux joueurs et à la presse, Undead Labs réitère avec un nouvel opus de State Of Decay, sombrement numéroté « 2 ». Mêlant action et survie, le titre nous embarque dans une aventure clairsemée de morts-vivants.

Vivre en communauté

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Il faut apporter des ressources à votre base pour la maintenir à flots

State Of Decay 2 vous place dans la peau de survivants à un virus transformant les hommes en zombies. Votre aventure débute par le choix d’un duo de survivants. Couples, frères, ami(es), chaque binôme a son histoire et ses propres caractéristiques. C’est après un rapide et peu explicite tutoriel agrémenté d’une mise en bouche que votre histoire commence vraiment.

Le principe de base du jeu est assez simple : rassembler des survivants et leur offrir un lieu où vivre. Si votre communauté ne compte que quelques membres au départ très vite cette dernière va s’agrandir et il faudra subvenir à quelques besoins.

C’est autour de cette même base que s’articule le gameplay de State Of Decay 2. Vous pouvez y construire les installations que vous souhaitez dans des emplacements prévus à cet effet. Ceci vous permettra d’améliorer la qualité de vie pour vos compagnons, mais surtout d’y fabriquer certains éléments particuliers et des ressources. Ainsi, au-delà d’offrir des lits, il est possible d’y soigner vos malades et blessés, d’y fabriquer toutes sortes d’explosifs, de produire de la nourriture ou encore d’améliorer vos véhicules.

Malheureusement une fois votre base installée, le jeu se résumera à l’activation de divers boosts pour améliorer son rendement, sa défense et son apport continuel en ressources. Un système intéressant en revanche, l’utilisation de postes avancés que vous pouvez revendiquer dans n’importe quel bâtiment. Outre le fait de vous fournir un accès à l’inventaire de la base ces derniers peuvent vous donner divers bonus : des lits supplémentaires ou un apport quotidien pour une ressource donnée.

En plus de cela, on trouve un système d’objectifs avec des missions secondaires qui se déclenchent sur le tas, souvent vous demandant d’aller aider une autre communauté pour ensuite faire du commerce. Il y a bien une trame narrative mais celle-ci est très peu présente laissant la part belle au pur bac-à-sable

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Il faut savoir vous protéger

Du loot, encore du loot

Votre principale activité, que vous soyez seul ou en coop avec vos amis, sera de looter. Ainsi, vous allez parcourir la carte bâtiment après bâtiment. Vous pouvez fouiller les différentes pièces et y trouver tout un tas d’objets, des armes, des munitions en vrac, des soins ou du matériel en tout genre. Tout ceci ira droit dans votre inventaire et plus tard dans celui du camp.

Parfois vous trouvez des sacs : munitions, nourriture, soins, carburant et matériaux. Ces sacs en revanche sont à porter sur votre dos et iront dans la réserves de la base alimenter ces 5 ressources.
Ces dernières sont utilisées pour la construction, les soins de vos compagnons etc. En cas d’urgence ou de pénurie critique, vous pouvez les ouvrir. Un sac de munitions vous donnera par exemple des munitions aléatoirement, idem pour les autres.

Un système un peu déroutant au début qui est au final plutôt bien pensé, mais c’est sans compter un inventaire mal fichu au possible. Si vous jouez à la souri cela ne se passera pas trop mal mais à la manette croyez-le ou non vous allez rager tellement la sélection des objets est mal foutue.

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On passe le plus clair de son temps à fouiller

Un monde dangereux…

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Le tir ne sen sort pas trop mal

Ou pas… Ou du moins pas tout le temps. La plupart du temps on ne se sent pas en danger. Même les hordes sont assez gentillettes. Les attaques de votre camp sont juste un joyeux bordel et les balades sur la cartes ne nous provoquent que rarement un sentiment de prise de risque. Au contraire, on se balade sur la carte à bord d’un véhicule ayant un réservoir de carburant permettant de faire a peine 1km et ça c’est bien plus flippant… Car revenir a pied c’est long.

En plusieurs heures de jeu, une seule situation est devenue critique au point de retourner en sprint au véhicule et de se tirer de là en trombe. Une situation qui a eu lieu dans un cas bien particulier : la destruction d’un cœur de peste. Ce dernier est entouré de zombies provoquant la peste rouge. Si vous êtes touché une jauge de fièvre se remplie. Si elle atteint son maximum vous aurez quelques heures pour soigner votre survivant sinon ce sera la fin.

Alors bien entendu, il existe d’autres types de zombies, des qui courent vite, d’autres qui explosent, mais il se font assez rare et au final restent anecdotiques. Tout cela ne créé donc pas une atmosphère de tension où on se dit que la moindre sortie pourra être la dernière de notre personnage.

D’autant plus avec un combat qui ne vient pas améliorer le tout. Le corps à corps est rigide, il n’est même pas possible de frapper un zombie à plusieurs. Le tir lui ne s’en sort pas trop mal. En revanche le lancé est un raté complet puisque on ne maîtrise pas pleinement où vont arriver nos grenades et autres joujous explosifs.

Plusieurs trains de retard ?

Techniquement State of Decay 2 est loin d’être une œuvre d’art. Déjà parce que graphiquement on fait un bon en arrière, mais aussi parce que techniquement il n’y a aucun élément moderne. Oublié les champs contre champs pendant une conversation scriptée, les dialogues dignes d’intérêt ou des animations travaillées. Non rien de tout ça dans State of Decay 2. En réalité tout ces éléments en semblent pas ratés, ils ne paraissent même pas travaillés, voire réaliser avec la flemme la plus totale.

Encore, si le gameplay et tout le reste rattrapaient tout cela on pourrait laisser passer, mais là ce n’est même pas le cas. On ne peut pas non plus laisser passer les bugs qui viennent pourrir l’expérience de jeu ou encore une ergonomie des menus qui nous met plus en PLS que les zombies eux-mêmes. C’est sans compter également des PNJ plus encombrants qu’autres choses venant nous bloquer le passage voir nous mettre en danger…

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Les voiture ont de très petits reservoirs
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Une ergonomie qui laisse à désirer surtout à la manette

En Bref

Je ne vais pas en rajouter des couches et des couches, vous l’aurez compris, State of Decay 2 est loin d’être le jeu de l’année. Pourtant il y avait un réel potentiel avec le premier épisode d’autant qu’on sent qu’il y a aussi de bons éléments dans celui-ci mais tout est sous-exploité et mal réalisé. On se retrouve avec un titre de Undead Labs raté sur la majorité des aspects que ce soit l’histoire, la gestion, l’ergonomie, un système de combat rigide ou une technique en retard. Et même pour 30€ à sa sortie il est tout à fait possible de passer son chemin. On espère que le studio qui vient d’être racheté par Microsoft saura nous faire oublier State of Decay 2 avec ses futurs titres.

À propos de l'auteur

Rackham

Rackham

Game Designer mais joueur avant tout !
Passe pas mal de temps sur les jeux de gestion, stratégie, simulation ou encore FPS.
Fouineur invétéré du web.

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