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This Is The Police 2

This Is The Police 2
Rackham
Écrit par Rackham

Disponible sur

"The Rise of Zer", la mise à jour de Osiris : New Dawn 1

Date de sortie : 02 août 2018

Après un épisode très réussi, Weappy Studio revient dans la partie 2 ans plus tard avec This Is The Police 2. Mêlant gestion et grande phase narrative, le premier opus nous faisait suivre les péripéties de Jack Boyd, un chef de la police proche de la retraite pris dans les méandres de la mafia. Weappy Studio a voulu continuer son histoire et ajouter du nouveau au gameplay, qu’en est-il ?

Retour sur l'histoire

Jack est recherché par les fédéraux

Pour bien comprendre reprenons l’histoire du premier This Is the Police. Jack Boyd, policier vétéran et chef de la police de Freeburg essaye de combattre le crime. Il reste 180 jours avant sa retraite bien méritée et son objectif est de se mettre de l’argent sous le coude avant de partir. Jack pensait finir des jours tranquilles mais c’était sans compter les gangs et la mafia. Très vite les choses tournent au vinaigre, Jack se fait piéger et se retrouve dans le collimateur des deux parties : la police et la mafia. Notre bon vieux Jack Boyd est donc obligé de fuir.

Voilà où reprend l’histoire. Boyd vit dans une cabane proche de Sharpwood une petite ville froide et enneigée américaine. Les fédéraux sont à sa recherche mais impossible de lui mettre la main dessus. Mais par le pur des hasards, Jack va se retrouver à bosser au commissariat de Sharpwood aux côtés de Lilly, une shérif qui peine à se faire respecter et faire valoir son insigne. Contre l’aide de Jack, cette dernière accepte de le couvrir et c’est ainsi que vous allez reprendre du service.

Gestion & narration

Weappy a repris cet aspect gestion / narration du premier épisode. Vous travaillez au commissariat de Sharpwood et à ce titre vous devez constituer chaque jour votre équipe. Une tache loin d’être simple car le nombre de flics disponibles est limité, d’autant plus qu’il faut prendre en compte l’état de fatigue de chacun. Le tout sans compter que vous apprenez le jour même que bidule est malade donc il ne viendra pas, que truc est bourré et que machin à son lave-linge en panne. Bref, vous l’avez compris, il faudra jongler avec une équipe de bons bras cassés professionnels.

Toujours un pour avoir un problème...
Pas simple de constituer son équipe

Chaque jour commencé, vous vous retrouvez face à la maquette de la ville. Des interventions plus ou moins importantes se déclenchent. Pour chacune vous devez envoyer assez de policiers pour atteindre un total de points donné. Sachant que chaque policier à une valeur en fonction de ses compétences. Si au départ le tour de main parait simple, très vite le titre devient un vrai casse-tête.
Fatidiquement un policier ne peut pas se trouver sur deux interventions en même temps. Ainsi il faut parfois faire des choix, laisser tomber une intervention qui ne parait pas capitale pour, au contraire, se diriger vers quelque chose qui parait plus légitime.

Et comme à l’accoutumé le titre sera sans pitié. Très vite il vous faudra trouver de l’argent. Ainsi, des personnes de la ville vous demanderont des services contre une contribution financière. Pas nécessairement des choses illégales mais dont vous vous passeriez bien d’utiliser un policier pour cela. Un exemple ? S’occuper du bureau de poste  ou de la crèche en l’absence des employés. Ces missions ne sont pas une obligation mais si vous souhaitez faire quelques économies nécessaires, il faudra parfois s’y résoudre.

Élément monopolisant également des troupes : les enquêtes. Si vous voulez qu’elles avancent et que vous puissiez résoudre les pires méfaits il faut y allouer des recrues assez intelligentes pour obtenir des informations sans quoi vous serez incapable de trouver un dénouement. Mais c’est encore une nouvelle séparation à faire, car les unités assignées ne seront quasiment pas disponibles de la journée.

Gérer les interventions avec parfois peu d'unités est compliqué

Enfin, pour continuer sur ce qui est ressemblant au premier opus, chaque jour se conclue par une phase narrative, certaines un peu plus longues que d’autres. Certaines demandent d’être actif en faisant par exemple des choix de dialogues, d’autres nous demandent juste de profiter de l’histoire qui nous est offerte.

Nouveau système monétaire et phase tactique

Nouvel élément : les phases tactiques

Weappy ne s’est pas contenté de refaire à l’identique ce qui existait dans le premier opus. Déjà le studio a instauré une seconde monnaie, les capsules de canettes. Ces dernières se récoltent en fonction de vos actes et interventions de la journée. Plus vous êtes brillant plus vous en avez, plus vous vous ratez plus vous en perdez. Cette monnaie vous sert à acheter de l’équipement pour vos recrues et à en embaucher de nouvelles donc autant vous dire qu’elle est primordiale. D’autant plus que si vous avez 3 soldes négatifs en fin de journée, Lilly sera obligée de vous dénoncer aux fédéraux.

Autre nouveauté des phases tactiques. Il s’agit d’opérations spéciales arrivant soit au fil de l’histoire soit via des interventions. Vous sélectionnez les unités devant y participer. Une fois fait, vous pouvez obtenir quelques informations supplémentaires afin de connaitre un peu mieux la situation : attaque à main armée, prise d’otages, etc. Chaque situation est différente et demande une approche adaptée. Pour une prise d’otages il vous faut y aller en furtif si vous souhaitez sauver quelqu’un.

Ces phases tactiques transforment donc This Is The Police 2 en jeu de stratégie au tour par tour. Vous devez déplacer vos unités de case en case en fonction de leurs possibilités de déplacement et de compétences. Mais aussi tenir compte de leur équipement. Ainsi, chaque policier aura une fonction par rapport aux points de compétence que vous lui avez attribué au fil de l’eau : discrétion, tir, force, négociation ou encore intelligence. De plus leur équipement leur permettra diverses actions comme utiliser un taser, une grenade aveuglante ou leur arme de service.

Les actions sont fonctions de l'équipement porté par vos Hommes

Ces dernières sont plutôt bien fichues et sont bien plus compliquées qu’il n’y parait. Vous avez un équipement limité, une équipe parfois un peu limitée aussi, une topographie pas à votre avantage. Bref, pas toujours des conditions optimales. Le tout malgré des ennemis pas toujours très malins dont le cône de vision semble parfois se limiter à 4 cases de face.

Une direction artistique toujours aussi travaillée

Que ce soit pour les phases narratives ou de gestion, le jeu joue à fond sur sa DA.

Si le point fort du premier épisode de This Is The Police était sa direction artistique et sa narration et bien c’est encore le cas pour ce second épisode. Avec des phases narratives stylisées comme une bande dessinée sans visage, le titre nous plonge encore plus dans sa narration pour peu qu’on y accroche. Encore une fois les doublages sont parfaitement travaillés rendant le tout encore plus prenant, nous mettant face à un thriller policier à mi-chemin entre une bande dessinée, un livre et un film.

Côté musique encore une fois la bande est très travaillée à l’image du reste de la DA. On regrettera en revanche de ne plus avoir la possibilité de changer de vinyle à notre guise comme dans le premier opus.

Fantome Very Happy

En Bref

Second opus, seconde réussite pour Weappy et sa licence This Is The Police. Encore une fois le studio réussi parfaitement à mêler deux genres assez improbables : jeu de gestion et jeu narratif. Un genre que le studio a su une nouvelle fois gérer avec brio tout en y apportant une nouvelle fois sa direction artistique et de nouveaux éléments. Vous l’avez donc compris, This Is The Police 2 est à faire absolument si vous avez aimé le 1er et si un jeu qui vous met face à des choix moraux compliqués vous manque. Et si jamais vous n’avez pas eu l’occasion de vous y mettre, je vous invite à lire le test du premier et de commencer par le commencement !

À propos de l'auteur

Rackham

Rackham

Game Designer mais joueur avant tout !
Passe pas mal de temps sur les jeux de gestion, stratégie, simulation ou encore FPS.
Fouineur invétéré du web.

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