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Total War : Warhammer II

Rackham
Écrit par Rackham

Test PC

The Creative Assembly et SEGA l’avaient annoncé dès le départ, Total War : Warhammer serait une trilogie. C’est donc après un peu moins d’un an que le studio nous propose de mettre la main sur le second opus. Alors, qu’en est-il ? N’est-ce pas trop tôt pour voir de vraies nouveautés sortir des studios ? C’est ce que nous allons essayer de voir.

 

Petit rappel, Total War : Warhammer

Alors pour rappel, le premier opus de la série Total War : Warhammer reprenait le concept de base d’un Total War avec sa gestion au tour par tour et ses affrontements en temps réel, une gestion de son économie et de ses territoires. Par-dessus cette couche bien connue des adeptes de la licence créée en 2000, The Creative Assembly a travaillé de pair avec Games Workshop pour y plaquer l’univers Warhammer, mais pas que. On y trouvait de réelles nouveautés comme la magie et ses vents, les héros ou encore une scénarisation plus présente.

 

Total War: Warhammer II test InGame.fr

Le Vortex par en cacahuètes, le moment pour les peuples de s’attribuer

 

Le nouveau monde est là

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Quand vous réalisez un rituel mieux vaut être bien préparé

Ce second opus, sobrement nommé Total War : Warhammer II nous embarque dans des contrées lointaines au premier puisque nous sommes au Nouveau Monde. Toute nouvelle carte donc, plutôt grande. Nouveau monde où le vortex, mis en place par les Elfes, ne protège plus les terres des invasions du Chaos. C’est ainsi que la campagne commence et où une course commence parmi les factions. En effet, chacune va vouloir tirer profit de ceci pour s’approprier la puissance du vortex en effectuant des rituels pour le stabiliser. Dans un premier temps, il faut réunir assez d’artefacts (dépendant de chaque faction), que vous pouvez obtenir dans des quêtes, vos villes, durant des batailles ou même dans des trésors.  Une fois accumulés vous pouvez lancer un rituel demandant de protéger un certain nombre de villes pendant une dizaine de tour. Loin d’être aisé puisque les forces du Chaos ainsi que des mercenaires payés par vos ennemis vont chercher à faire échouer vos plans. Il faut donc y être préparé correctement. Bien entendu, quand une autre faction lance son rituel, vous pouvez vous aussi lui envoyer une armée de mercenaire moyennant finance.

Ce système de rituel créé clairement le rythme du jeu. Il est ponctué de cinématiques propres à chaque faction et renforce la scénarisation. Il est à l’origine aussi d’une certaine tension, les conditions de victoire ou de perte de la campagne dépendent directement de la réalisation de ces rituels par vous où vos ennemis.

 

 

Huit factions jouables

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Les Hommes-Lézards ont des troupes très puissantes, mais parfois incontrôlables

Cet opus donne possibilité d’y jouer 8 factions parmi 4 races : les Elfes-Noirs, les Hauts Elfes, les Hommes Lézards et les Skavens. Comme dans le précédent, chacun de ces peuples à ses spécificités. Les Hommes-Lézards proposent un gameplay assez agressif avec des dinosaures qui, en pleine bataille, peuvent se mettre à ne plus écouter les ordres et devenir enragés. Les Skavens vivant sous terre, capables donc de s’y déplacer mais aussi de cacher leurs villes, mais en contrepartie, ils doivent gérer un système de nourriture. Ils ont d’autres atouts dans leur besace notamment via la corruption, faisant d’eux une faction assez particulière à jouer. Les Hauts-Elfes qui peuvent fricoter avec le roi et obtenir de l’influence auprès des autres factions. Enfin, les Elfes-Noirs qui ont la possibilité via des esclaves, d’obtenir des bonus dans leur ville et sur les champs de batailles.

Ainsi, on a le droit à des factions très distinctes et intéressantes à jouer, certaines étant malgré tout, plus classiques que d’autres.

 

Rites et autres mécaniques secondaires

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Chaque faction possède ses rites

Toujours dans le rayon des nouveautés, on trouve un système de rites. Ces derniers sont une sorte de bonus magique activable sur la carte de campagne, contre une somme donnée selon les factions et chacune en possède 4. Certaines factions peuvent invoquer des armées ou des héros, d’autres une ville flottante pouvant servir d’avant-poste.

Avec ceci, s’ajoute aussi un système de trésors que nous avons précédemment cité. Ces derniers se trouve sur la carte, vous pouvez y envoyer vos armées pour aller les dénicher. S’offre à vous bien souvent un choix multiple concernant le dénouement, renforçant encore un peu l’immersion avec l’univers.

Point intéressant mais pas encore inclus, The Creative Assembly prévoit de réaliser une campagne regroupant l’ancien et le nouveau monde, pour cela il faut être possesseur des deux opus. Un point qui devrait retenir l’attention de plus d’un joueur et fan.

 

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Le moteur date de 2013, ça commence vraiment à se ressentir

 

Des points qui ne changent pas

Bien entendu, la reprise dans les grandes lignes de Total War : Warhammer premier du nom est bien présente. On y trouve tous les ajouts réalisés en 2016 par le studio. Et évidemment on retrouve aussi les diverses améliorations apportées par le passé dans les autres opus de la licence Total War. Un système économique qui ne change pas, une gestion des provinces ou encore les vents magiques permettant d’utiliser des sorts durant les affrontements.

Ce qui ne change pas non plus c’est le moteur du jeu. Et ça, cela commence à pécher. Le moteur date de 2013 avec Total War : Rome II et commence vraiment à se faire vieux et ça se ressent même si quelques améliorations sont faites par-ci par-là. Dommage d’autant plus que les temps de chargement sont particulièrement longs, ce qui est loin d’être agréable quand on enchaîne les batailles.

 

En bref

Dans l’ensemble, Total War : Warhammer II est un opus encore une fois très réussi. Comme son aîné, il a repris les bases de la licence vieille de 17 ans mais aussi les améliorations de ce dernier tout en y ajoutant sa propre sauce pour ce nouveau monde. Les factions sont assez distinctes et permettent une réelle variation de jeu. Tandis que l’aspect scénarisé via cette course au rituel est particulièrement réussi. On attend de voir ce que seront les prochaines annonces de The Creative Assembly et SEGA, 3ème opus ? Nouveau Total War historique ? ou même nouveau moteur de jeu ?

 

À propos de l'auteur

Rackham

Rackham

Game Designer mais joueur avant tout !
Passe pas mal de temps sur les jeux de gestion, stratégie, simulation ou encore FPS.
Fouineur invétéré du web.

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